Certification périodique sage-femme 2026 – guide complet
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La certification périodique sage-femme 2026 n’est pas seulement une obligation légale, c’est une opportunité de valoriser vos formations et de structurer votre progression clinique. Elle change d’échelle avec la publication du référentiel propre à la profession. Depuis le 1er janvier 2023, le dispositif existe, mais le contenu précis des actions attendues restait flou pour beaucoup de praticiennes libérales.
L’arrêté du 26 février 2026, publié au Journal officiel le 27 février 2026, fixe désormais les référentiels des professions de santé à ordre, avec une annexe dédiée aux sages-femmes. Voici ce que cela implique concrètement pour votre cycle, vos actions à réaliser et l’articulation avec votre DPC.
- Certification périodique sage-femme 2026 : de quoi parle-t-on exactement ?
- Que contient le référentiel sages-femmes publié par l’arrêté du 26 février 2026 ?
- Cycle de certification périodique sage-femme : 6 ans ou 9 ans ?
- Quels sont les quatre axes de la certification et le volume d’actions attendu ?
- Quelles actions comptent pour la certification périodique d’une sage-femme ?
- Comment le DPC s’articule-t-il avec la certification périodique ?
- Comment se passent la traçabilité et le contrôle par l’Ordre des sages-femmes ?
- Comment construire un programme de certification réaliste sans fermer son cabinet ?
- Aller plus loin avec la certification périodique sage-femme 2026
- Questions fréquentes sur la certification périodique sage-femme 2026
- Formations recommandées pour construire votre parcours
Certification périodique sage-femme 2026 : de quoi parle-t-on exactement ?
La certification périodique a été créée par l’ordonnance n°2021-961 du 19 juillet 2021, transposée dans le code de la santé publique à l’article L.4022-3. Elle concerne les sept professions de santé à ordre, dont les sages-femmes, au même titre que les médecins, les chirurgiens-dentistes, les pharmaciens, les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes et les pédicures-podologues.
Son objectif, tel que présenté par le Ministère de la Santé, tient en trois points : le maintien des compétences, l’actualisation des connaissances et l’amélioration de la qualité des pratiques professionnelles.
Il ne s’agit donc pas d’un examen ni d’une réévaluation de votre diplôme. La certification périodique est une démarche déclarative et cumulative, dans laquelle vous attestez, sur une période donnée, avoir réalisé un ensemble d’actions réparties dans plusieurs axes. Le dispositif se superpose à des obligations déjà connues comme l’obligation triennale de DPC, sans les remplacer. La différence de logique est importante : le DPC raisonne en triennat et en programmes enregistrés, la certification raisonne en cycle long et en couverture d’axes.
Que contient le référentiel sages-femmes publié par l’arrêté du 26 février 2026 ?
Un référentiel de certification propre aux sages-femmes
L’arrêté du 26 février 2026 relatif aux référentiels de certification périodique des professions de santé relevant d’un ordre professionnel comporte un référentiel spécifique aux sages-femmes, en annexe 4. Ce texte était attendu, le ministère ayant annoncé fin 2025 une publication début 2026 afin que chaque professionnelle puisse anticiper son programme de certification.

Ce référentiel a été élaboré selon la méthode proposée par la Haute Autorité de Santé, avec l’implication du Conseil National Professionnel des sages-femmes, au sein duquel siège le Collège National des Sages-femmes de France. Cette construction par les pairs explique que les actions valorisées collent aux réalités de l’exercice périnatal plutôt qu’à une grille administrative générique. Le référentiel liste les types d’actions recevables, précise leur répartition et laisse à chaque sage-femme la liberté de composer son parcours dans ce cadre national.
Bon à savoir
Le référentiel HAS de certification sage-femme ne fixe pas un catalogue fermé de formations. Il définit des catégories d’actions, ce qui vous laisse la main sur le contenu clinique que vous choisissez de travailler.
Cycle de certification périodique sage-femme : 6 ans ou 9 ans ?
Une première période dérogatoire pour les sages-femmes déjà inscrites
La règle générale est un cycle de six ans. Une mesure transitoire s’applique toutefois aux professionnelles déjà inscrites à l’Ordre avant le 1er janvier 2023. Pour elles, la première période est une période dérogatoire de neuf ans, du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2031. Les sages-femmes inscrites après cette date basculent directement sur un cycle de six ans à compter de leur inscription.
Cette distinction conditionne votre calendrier personnel et donc le rythme auquel vous devez planifier vos actions.
| Situation | Durée de la première période | Échéance | Cycles suivants |
|---|---|---|---|
| Sage-femme inscrite à l’Ordre avant le 01/01/2023 | 9 ans (période dérogatoire) | 31 décembre 2031 | 6 ans |
| Sage-femme inscrite à partir du 01/01/2023 | 6 ans | 6 ans après l’inscription | 6 ans |
En pratique, la majorité des sages-femmes libérales en activité aujourd’hui relèvent de la période 2023 à 2031. Cela laisse du temps, mais ce temps est trompeur, car étaler huit actions sur neuf ans suppose d’en réaliser en moyenne une par an, ce qui est nettement plus confortable que de tout concentrer sur les deux dernières années.
Quels sont les quatre axes de la certification et le volume d’actions attendu ?
Quatre axes complémentaires à couvrir sur le cycle de certification
La certification périodique est structurée en quatre blocs, ou axes, communs aux professions à ordre. Les analyses publiques du dispositif, notamment le rapport consacré à l’Agence Nationale du DPC, précisent qu’il faut réaliser au minimum deux actions dans chacun des quatre blocs, soit un minimum de huit actions sur une période de six ans.
Les quatre axes couvrent des dimensions complémentaires de l’exercice, comme le résume le tableau suivant.
| Axe | Objectif | Exemples d’actions valables pour une sage-femme |
|---|---|---|
| Actualisation des connaissances et des compétences | Rester à jour sur les recommandations et les pratiques | Action DPC enregistrée, formation continue en classe virtuelle, DU ou DIU en périnatalité |
| Amélioration de la qualité des pratiques | Mesurer et faire évoluer sa pratique réelle | Évaluation des pratiques professionnelles, audit clinique, revue de morbi-mortalité, groupe d’analyse de pratiques |
| Relation avec les patientes | Communication, éthique, coordination du parcours | Formation à l’annonce, entretien post-natal précoce, ateliers de pairs sur la relation de soin |
| Santé personnelle du professionnel | Prévenir les risques liés à l’exercice | Action de prévention des risques psychosociaux, travail sur la charge mentale et l’épuisement professionnel |
Ce découpage a un mérite : il oblige à sortir du réflexe consistant à empiler uniquement de la formation clinique. Une sage-femme qui aurait réalisé six formations théoriques et aucune action d’évaluation de ses pratiques ne remplirait pas son obligation de certification, même avec un volume horaire important.
Quelles actions comptent pour la certification périodique d’une sage-femme ?
Les familles d’actions reconnues pour la certification périodique
Le décret d’application et les analyses de mise en œuvre publiées par Centre Inffo confirment la diversité des actions reconnues. Sont notamment éligibles les actions de formation continue en présentiel, à distance ou en format mixte, les actions de DPC enregistrées auprès de l’ANDPC, les formations diplômantes universitaires de type DU ou DIU, les bilans de compétences, la validation des acquis de l’expérience, ainsi que les démarches d’évaluation et d’amélioration des pratiques comme l’audit clinique ou la revue de morbi-mortalité.
Avant de composer votre programme, gardez en tête les critères qui rendent une action réellement exploitable pour votre dossier.
Ces points de vigilance méritent d’être vérifiés au moment de l’inscription :
- L’action doit relever d’une des catégories prévues par le référentiel des sages-femmes et être rattachable à un axe identifié.
- Une attestation de formation nominative doit être délivrée, avec l’intitulé, les dates, la durée et les modalités pédagogiques.
- L’organisme doit être en mesure de tracer la participation effective, notamment pour les formats à distance.
Comment le DPC s’articule-t-il avec la certification périodique ?
C’est la question la plus fréquente, et la réponse est plutôt rassurante. Les actions de DPC comptent parmi les actions reconnues pour la certification périodique. Une sage-femme libérale qui suit régulièrement des programmes enregistrés auprès de l’ANDPC alimente donc mécaniquement son programme de certification, à condition de veiller à la répartition entre les axes.

L’intérêt financier est réel. Pour les sages-femmes libérales conventionnées, le parcours DPC ouvre droit à une prise en charge intégrale de la formation et à une indemnisation pouvant atteindre 792 euros par an. Autrement dit, la même action peut sécuriser votre triennat DPC, nourrir votre dossier de certification et compenser une partie du temps consacré à la formation. Les modalités détaillées sont expliquées dans notre article sur l’obligation triennale de DPC des sages-femmes, règles, financements et bonnes pratiques.
À retenir
Valider votre DPC ne suffit pas automatiquement à valider votre certification périodique. Il faut vérifier que vos actions couvrent bien les quatre axes, notamment l’évaluation des pratiques et la santé personnelle.
Comment se passent la traçabilité et le contrôle par l’Ordre des sages-femmes ?
Le suivi de la certification relève des ordres professionnels. Pour les sages-femmes, c’est donc l’Ordre des sages-femmes qui contrôle, sur la base des justificatifs déclarés, le respect de l’obligation au terme de la période. Le dispositif s’appuie sur un système d’information national, la plateforme Ma Certif Pro Santé, destinée à centraliser les déclarations et les pièces justificatives.
La bonne pratique consiste à ne pas attendre la fin du cycle pour constituer votre dossier. Créez un dossier numérique unique, renommez chaque attestation avec l’année, l’intitulé et l’axe concerné, et déclarez vos actions au fil de l’eau. Neuf ans, c’est long, et un organisme peut avoir modifié ses outils entre-temps. Conservez également les preuves de participation aux démarches collectives, comme les comptes rendus de groupes d’analyse de pratiques ou les rapports d’audit clinique, qui sont souvent moins bien documentés que les formations classiques.
En cas de dossier incomplet au terme de la période, la situation relève du contrôle ordinal. L’Ordre peut demander des explications et accompagner la professionnelle dans la régularisation, la logique du dispositif étant d’abord incitative et progressive. Il reste que la certification constitue une obligation légale, et qu’un manquement durable peut avoir des conséquences disciplinaires. Mieux vaut donc traiter le sujet comme une routine annuelle que comme une urgence de fin de cycle.
Comment construire un programme de certification réaliste sans fermer son cabinet ?
Pour une sage-femme libérale, la contrainte n’est pas l’envie de se former, c’est le temps et la perte d’activité. Une approche simple consiste à réserver une action par an, en alternant les axes, et à privilégier des formats compatibles avec une activité de terrain. La classe virtuelle permet de se former sans déplacement, l’audit clinique et l’évaluation des pratiques professionnelles se déroulent en deux temps autour de votre pratique réelle, ce qui couvre l’axe qualité sans mobiliser des journées entières de consultation.
Une trame lisible sur neuf ans pourrait par exemple alterner deux formations cliniques sur des thématiques pointues comme le suivi de grossesse physiologique ou la gynécologie de l’adolescente, deux démarches d’évaluation des pratiques, deux actions centrées sur la relation avec les patientes, et deux actions consacrées à votre propre santé au travail. Chez Kampus, nous accompagnons les sages-femmes de A à Z dans les démarches d’inscription et de prise en charge, de façon à ce que la partie administrative ne soit pas le facteur limitant. Retrouvez également notre article sur l’importance de la formation DPC pour les sages-femmes pour structurer votre réflexion.
Aller plus loin avec la certification périodique sage-femme 2026
La certification périodique sage-femme 2026 n’ajoute pas une couche de complexité si elle est abordée dès maintenant. Le cadre est désormais posé : un référentiel spécifique, quatre axes, huit actions minimum, un cycle de six ans et une période dérogatoire jusqu’au 31 décembre 2031 pour les sages-femmes déjà inscrites.

En articulant vos actions DPC indemnisées avec des démarches d’évaluation des pratiques et une action annuelle tracée, vous transformez une obligation réglementaire en un parcours de progression cohérent avec votre exercice.
À retenir sur la certification périodique sage-femme 2026
Les points clés pour sécuriser votre parcours
Sur l’ensemble de votre cycle, vous devez réaliser au moins huit actions réparties dans les quatre axes prévus par le référentiel, en veillant à couvrir aussi bien la formation clinique que l’évaluation de vos pratiques, la relation avec les patientes et votre propre santé au travail.
En anticipant dès maintenant, en utilisant les financements du DPC et en tenant à jour votre dossier sur Ma Certif Pro Santé, la certification périodique devient un levier structurant pour faire évoluer votre exercice plutôt qu’une contrainte supplémentaire en fin de période.
FAQ – Questions fréquentes sur la certification périodique sage-femme 2026
La certification périodique remplace-t-elle l’obligation triennale de DPC ?
Non. Les deux dispositifs coexistent. Le DPC reste organisé par triennat et piloté par l’ANDPC, la certification périodique s’apprécie sur un cycle long et par axes. Les actions DPC comptent pour la certification, mais la réciproque n’est pas systématique.
Une sage-femme salariée en établissement est-elle concernée au même titre qu’une libérale ?
Oui, l’obligation découle de l’inscription à l’Ordre et non du mode d’exercice. Les modalités pratiques diffèrent, les actions pouvant être proposées par l’employeur dans le cadre du plan de développement des compétences de l’établissement.
Une sage-femme en congé maternité ou en interruption d’activité doit-elle rattraper ses actions ?
Les périodes d’interruption d’exercice sont prises en compte dans l’appréciation du parcours. Il est recommandé de signaler la situation à l’Ordre pour que la période de référence soit ajustée plutôt que de découvrir un retard en fin de cycle.
Un diplôme universitaire suffit-il à valider plusieurs axes d’un coup ?
Un DU ou DIU est reconnu comme action éligible, principalement au titre de l’actualisation des connaissances. Il ne dispense pas de réaliser des actions dans les autres axes, en particulier l’amélioration de la qualité des pratiques.
Que faire si un organisme de formation ne fournit pas d’attestation exploitable ?
Demandez systématiquement l’attestation avant la fin de la session. Sans document nominatif précisant l’intitulé, les dates et la durée, l’action sera difficile à faire valoir lors du contrôle ordinal.
Vous exercez une autre profession ? Consultez aussi nos guides de la certification périodique pour les infirmiers libéraux et pour les chirurgiens-dentistes.
Formations recommandées pour construire votre parcours
- Entretien post-natal précoce, sage-femme, pour travailler l’axe relation avec les patientes
- Prescription de la sage-femme dans le suivi médical de la grossesse physiologique, pour l’axe actualisation des connaissances
- Consultation gynécologique chez l’adolescente, sage-femme, thématique clinique pointue et indemnisée
- Catalogue complet des formations continues sage-femme, pour composer votre programme sur le cycle
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